Travailler en prenant soin du chemin

Au sein de l’ancienne Polyclinique de Pontivy, désormais appelée “Quartier Basculeur” ou “QB Pontivy”, la deuxième semaine d’avril a réservé son lot de surprises et de réflexions. Malgré les départs de la formidable équipe de l’Université du Nous et de la moitié des personnes présentes lors du séminaire de gouvernance, les Basculeurs Pontyviens se sont appuyés sur les enseignements de la semaine précédente pour continuer à tisser le fil de cette aventure commune.

Dès lundi, les paperboards accrochés sur les murs se sont multipliés, à mesure des échanges et des projets évoqués. Chaque pôle aménage sa salle, au rez-de-chaussée, lieu de coordination de l’information où se dessinent les premiers éléments des feuilles de route. Les échanges entre pôles vont bon train, entre Outils Numériques sollicité de toutes parts, Partenariats, QB Pontivy et Richesses Humaines attentifs aux prochaines arrivées sur site et les discussions quotidiennes du Pôle Politique avec La Bascule en local.

Plusieurs partenaires, parmi lesquels Alternatiba, Clic, le Collectif Transition Citoyenne (CTC), Démocratie Ouverte, Tous Elus, United4Earth, ont pris le temps de présenter leurs activités et d’explorer les pistes de collaboration avec les pôles concernés. En fin de semaine, accompagné de plusieurs membres du mouvement “Morbihan en transition”, le sénateur Joël Labbé nous a partagé son expérience et son souhait de voir la politique davantage concernée par la préservation de la biodiversité et la résilience des territoires face aux changements climatiques.

En dépit du froid de ce début de printemps, les couloirs transpirent de l’enthousiasme que chacun met à enclencher la bascule. D’une tâche à l’autre, d’une réunion à une conférence, chacun s’affaire, parfois à en donner le tournis aux escaliers montés quatre à quatre des centaines de fois par jour. Tout juste s’arrête-t-on pour regarder à l’œuvre les artistes qui tapissent une salle de coquelicots et de fleurs bleues. Heureusement, le pôle Chemin veille. Alors que tout s’accélère, il n’est pas facile d’oser s’accorder du temps ni d’accepter de ralentir. Puisque le chemin importe autant que le résultat, prendre soin de nous autant que du “Nous” s’impose. Les horaires de travail instaurées laissent une place à la respiration “hors Bascule”. En interne, des outils de communication tels que le “Flash info” quotidien et les plénières s’installent, pour offrir des espaces de transmission et de discussion. Des méthodes de travail se diffusent ainsi, dans une belle dynamique qui permet à chaque pôle d’avancer en parallèle. On agit, on s’améliore, on recommence, pour que pas à pas, se construise La Bascule.

 

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